A l' heure où les enfants grandissent,
Heure à laquelle nous commençons
A afficher les premiers signes,
Tangibles d' incompréhension
Avouons qu 'il n' est pas facile
Nous ne comprenons pas toujours
Trop maladroits, trop malhabiles,
Et nous les blessons par amour
Eux flottent à des encalbures,
De nos questions, nos anxiétés
N' apprécient pas tous nos murmures,
Consignes de sécurité
Croyons nous donc qu 'ils sont des enfants
Pour leur rabâcher sans arrêt,
Toujours le même son de cloche,
Les mêmes histoires dépassées ?
Nos conseils sont - ils injures ?
Savent - ils que nous les aimons,
Leurs remarques égratignures
Sont bien, elles, à notre intention
Dans quelques temps ils vont mûrir
Chacun de nous comprendra mieux,
Nous, leur souhait de s' épanouïr,
Eux, nos inquiétudes de " Vieux "
Vieux, c' est ainsi qu 'ils nous nomment
Il faut que jeunesse se passe !
Nous dit un adage éclairé,
Les temps, qui passe, passe, passe,
Amène à la maturité.